Sur Terre, un lieu pour créer, s’émerveiller

« Un jour d’importants changements surviennent dans notre vie. Ils provoquent de tels bouleversements que cela impacte autant le côté perso et que le côté pro » . Ces chambardements Marine Antoine, a, un jour, décidé d’arrêter de les affronter pour, au contraire, écouter, s’écouter. Une question lui est alors revenue en tête, maintes fois chuchotée par une amie bienveillante qui la guide aujourd’hui encore : « c’est quoi ton rêve ? ».Son rêve c’est « Sur Terre », un lieu de créations, de partages, de cuisines, de paroles qui ouvre ses portes à la fin du mois de juin. « Ce lieu est la continuité de mon parcours de vie« , précise Marine Antoine, artiste plasticienne, connue pour ses créations douces et hautes en couleurs. « Il fait suite à de nombreux changements dans ma vie personnelle… » Créatrice, animatrice d’ateliers autour du dessin et du carnet de voyage, Marine se réveille un matin avec cette idée : elle souhaite s’installer à la campagne, dans une ferme pour travailler et créer un endroit où » les gens seront invités à fabriquer des choses ensemble. « Quelques clics plus tard la voici à Viménil. « En entrant dans la maison j’ai senti que c’était elle. Les espaces pour les ateliers se matérialisaient sous mes yeux. « Soufflant dans un sourire complice : « quand tout concorde, il faut suivre le mouvement. » Un espace pour entrer en résonance avec le monde Cheminant son idée première, tout en découvrant chaque recoin, Marine en vient à une évidence : c’est par le jardin qu’il faut, en premier lieu, appréhender la maison. Elle plante alors des arbres, un bouquet de bouleaux et un châtaignier. Puis elle repense l’intégralité de l’extérieur pour limiter au maximum l’arrosage. Son objectif : entrer en résonance avec le monde.Car les aléas de la vie faisant, Marine a eu maintes fois à s’interroger sur le sens de la vie, sur les raisons de la présence de l’homme sur terre, arrivant à cette question essentielle : « qu’est-ce qu’on fait là, sur terre ? » Et « comment je vis maintenant ? Qu’est-ce que moi, à ma petite échelle je peux faire. « … Sur terre était né. “Et toi, tu rêves de quoi ? »Maryse Lallemand. Avec l’aide d’un architecte et sous contrôle d’un thermicien, elle rénove la ferme de 1810 de façon à ce qu’elle soit aussi adaptée au changement climatique. L’objectif était de réduire la consommation d’énergie au maximum. Que la maison conserve le frais l’été et qu’elle soit suffisamment isolée pour qu’il y fasse chaud l’hiver. Une citerne de récupération d’eau de pluie est placée sous la maison, des brises-soleil se ferment automatiquement si ce dernier est trop important et des panneaux solaires chauffent l’eau. Pour savourer chaque étape de la transformation et être pleinement dans le flux, Marine plante la tente dans le jardin et suit l’évolution des travaux, se réjouissant d’échanger avec les différents artisans. Des ateliers pour créer, penser, imaginer demain La ferme de 1810 est aujourd’hui complètement transformée, accueillant un atelier au rez-de-chaussée, un plateau à l’étage pour les futurs concerts et rencontres, une cuisine, une chambre d’hôte, un espace dedans/dehors. Autant de lieux complémentaires pour organiser des séances de pratiques artistiques, des rencontres culturelles par petits groupes ou des soirées pour discuter : transmission, apprentissage, échanges, partages. Et « être bien ensemble avant tout ! « comme le souligne Marine sur son site internet. Journée danse, atelier cuisine de fruits de saison, haïku, origami, soirée chanson, roman, rencontre philo, récital de piano,… La programmation est déjà bien remplie et s’annonce aussi riche qu’éclectique. Les enfants auront également droit à leur atelier autour de la terre. Quant aux hôtes qui auront le bonheur de séjourner à la ferme et pourront sillonner le secteur à vélos. CARTE SENSORIELLE Pour en savoir plus : découvrez le site internet du lieu : https://surterre.info/
Ascension du Kilimandjaro : se dépasser pour atteindre des sommets

Gravir le Kilimandjaro, Magali Tenette ne l’avait jamais fait, même si l’accompagnatrice en montagne qu’elle est a déjà affronté d’autres montagnes. Pour ce sommet-là, Magali avait envie d’autres choses. D’une aventure humaine, féminine, pour démontrer qu’au-delà de l’aspect sportif, se lancer le défi d’atteindre le sommet du Kilimandjaro pouvait révéler d’autres choses. Quatre femmes l’ont rejointe dans ce projet ambitieux. « Ce projet est d’abord partie d’une envie. Celle de relever un défi avec un public féminin. Un challenge sportif réalisable, non compétitif, juste dans l’objectif de se dépasser« , explique Magali Tenette. L’occasion peut-être aussi de démontrer aux quatre femmes qui l’ont accompagnée qu’avec de la préparation, de la ténacité et de l’envie, tout est possible. Car Magali n’est pas seulement psychologue libérale et coach en développement personnel, elle est aussi triathlète et accompagnatrice en montagne. Trois domaines qui se complètent, se nourrissent les uns des autres et qui lui ont permis de concrétiser cette aventure 100% féminine en octobre dernier. « Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne mais dans la façon de la gravir. » – Confusius. Deux mois de préparation Une vingtaine de participantes ont été pré-sélectionnées en fonction de leur caractère, de leur condition physique et aussi « au feeling ». Sur les 20, quatre ont répondu favorablement à la proposition de Magali. Quatre femmes actives qui ne se connaissaient pas mais qui avaient toutes l’envie de se dépasser et d’oser réaliser un projet insolite, audacieux. « Ce n’est pas quelque chose qu’elles auraient fait toutes seules. Même si l’envie était là… Le fait de les réunir a permis de la rendre concrète. Pour moi, il était important qu’elles disposent toutes d’un fort tempérament car elles allaient devoir puiser dans leurs ressources, se dépasser pour parvenir au sommet. Techniquement le Kilimandjaro n’est pas une montagne compliquée, mais la haute altitude peut rendre son ascension difficile. » Pendant deux mois le groupe s’est préparé et entrainé sur le massif vosgien pour se donner toutes les chances de réussite. A raison de trois entrainements par semaine, les filles ont enchainé les courses à pied le lundi, les randos trail le mardi et pédestre le dimanche. Pour fédérer le groupe, des épreuves collectives ont été imaginées comme la participation à l’Infernal trail de St-Nabord (les 30 km) et une course alpine dans la vallée blanche à Chamonix notamment pour se tester en altitude. Un bilan en hypoxie a aussi été réalisé en vue de la prescription éventuelle d’un traitement préventif, car en altitude personne ne peut prévoir qu’elle sera la réaction du corps. Petit à petit, pas après pas… arriver au sommet Une fois la préparation achevée, les paquetages spécifiques prêts, l’aventure pouvait commencer. « Lors de l’ascension on se retrouve face à soi-même. On ne sait pas comment notre corps va réagir. Toutes sont parties de zéro et se sont découverte avec ce défi. Il y a eu une vraie émulation, une belle cohésion d’équipe. » Chacune est revenue de ce périple un peu différente peut-être mais riche d’une expérience unique : « Il n’y a pas de mot pour décrire ce que l’on a vécu, » témoigne l’une des femmes qui a participé à l’aventure. « Le plus compliqué c’était le froid et la fatigue. Mais quand le soleil se lève, l’énergie revient. Il nous restait à suivre le pas du guide : un pied, une respiration. » A la question est-ce qu’elle va amener d’autres groupes au Kilimandjaro, Magali ne s’avance pas. Elle confirme que l’envie de repartir est bien présente, mais elle ne souhaite pas systématiser les choses. « Je suis en train de préparer un autre projet, différent, d’envergure moins importante qui demande aussi moins de conviction physique. Ce sera très certainement en Mongolie avec une dimension plus spirituelle.« CARTE SENSORIELLE
La poésie pour expression

A 33 ans Raphaël Tassin signe avec « Temps Présent » son 5e recueil de poésies. Un ouvrage plus abouti, ouvert vers les autres, vers l’extérieur. De l’introspection à la recherche de soi, de sa vérité, il passe dans cet ouvrage, au dialogue, au partage de ce temps qu’il convient de vivre en pleine conscience. « La poésie est pour moi un moyen efficace pour dire beaucoup de choses en peu de mots. De manière implicite souvent mais aussi explicite » confie Raphaël Tassin. « L’idée de ce recueil est parti d’une citation de Desnos : « …si nous ne dormons pas c’est pour guetter l’aurore Qui nous prouvera qu’enfin nous vivons au présent ». Une phrase totem qui guide l’auteur depuis plusieurs années. L’insomniaque chronique qu’il est y lit un chemin à suivre, une réponse vers sa quête de vérité. Comme une évidence elle est revenue à lui pour ce recueil qui regroupe plusieurs textes datant pour certains de près de 2 ans. Tous abordent ces mêmes thématiques : notre rapport au temps et ce moment unique entre la fin de la nuit et le lever du jour. Néanmoins, contrairement à ses précédents livres, Raphaël y a choisi d’intégrer des illustrations, en résonances à ses mots. « Etre poète n’est pas une ambition que j’ai, c’est ma manière à moi d’être seul. » – Fernando Pessoa Assez rapidement je me suis rendu compte qu’il manquait quelque chose. Seuls, mes textes semblaient en déséquilibre. J’avais besoin de confronter mes poèmes à d’autres regards. J’ai donc demandé à d’anciens étudiants avec qui j’avais gardé contact s’ils avaient envie, et s’ils pouvaient, illustrer mes textes ». Tous ont reçu l’intégralité de l’ouvrage et chacun a choisi le ou les morceau(x) à illustrer. « Je leur ai donné carte blanche et le résultat est aussi surprenant que superbe. Il a un équilibre idéal entre chaque élément. Les photos, les aquarelles servent les textes autant que les mots éclairent les illustrations ». L’ensemble fait sens apportant un éclairage certain au lecteur. Des poèmes pour s’exprimer L’idée de la préface va dans le même sens. « Je voulais expliquer pourquoi je faisais ça, pourquoi j’utilisais la poésie pour m’exprimer. Je souhaitais aussi sortir de l’égotisme de l’écriture pour faire quelque chose de plus grand« . L’écriture et la poésie sont venues à Raphaël très jeune, comme l’envie de publier ses écrits. Son premier recueil sorti alors qu’il n’avait que 20 ans (?) abordait déjà cette question de la recherche d’identité. Des textes sombres, douloureux, parfois difficiles à lire tant l’émotion y était forte. Dans ce 5e ouvrage, la douleur est moins présente, reste seulement une douce mélancolie. Celle que l’on ressent parfois lorsque l’on est seul.e face à soi-même. « Je suis insomniaque j’écris donc beaucoup la nuit, notamment lorsque le jour se lève. C’est un moment de complète liberté dans lequel on est confronté à soi-même« . Cette aube, très présente dans « Temps Présent » nous projette dans l’immédiateté et la sincérité de l’écriture. Ecrire, c’est être seul au milieu de tous « J’ai choisi depuis longtemps de faire de l’écriture le plus grand chantier de ma vie (…) l’instrument de mon humanité » détaille Raphaël Tassin dans la préface de son livre. Un outil plus exactement, qui lui permet de continuer à être parmi ses contemporains, « seul au milieu de tous« ; présent à lui-même dans sa quête de vérité. Une réflexion personnelle de plusieurs années qu’il a choisi cette fois-ci de partager avec d’autres artistes et avec ses lecteurs à travers cet ouvrage sensible. CARTE SENSORIELLE Pour aller plus loin : Historien de l’Art, Raphaël Tassin est enseignant à Paris EPHE. Sa prochaine publication est prévue en fin d’année 2019. Ce sera une version remaniée de sa thèse sur l’architecte Giovan Betto. _______________Textes de Raphaël TASSIN, illustrés par Philémon ADAM ; Florian GRÜNAUER ; Lily BINEAU ; Bérénice MANSUY.
Accroitre son chiffre d’affaire grâce à la vente humaniste

Le plus compliqué pour un entrepreneur, tout compétent qu’il soit dans son domaine, c’est de vendre ses prestations et services. Pourtant un homme, en la personne de Michel Barbe, le confirme : « n’importe qui sait vendre, à partir du moment où il le fait par passion, dans une volonté sincère d’aider son client en l’écoutant vraiment, pour comprendre ses préoccupations, et ses désirs ». Ce concept porte un nom : la vente humaniste. Née au Canada, la vente humaniste consiste à « partir de soi pour vendre ». C’est mettre les valeurs humaines au dessus de toutes les autres valeurs. C’est aussi un ensemble d’outils de vente et de développement personnel qui passent par une meilleure connaissance de soi, de son niveau d’expertise et des objectifs que l’on souhaite atteindre.« Un bon vendeur a des qualité humaines avant d’avoir des qualités techniques » se targue de dire Michel Barbe lors de ses conférences ou formations sur cette thématique. Si l’entrepreneur qu’il est aujourd’hui en connait autant sur le sujet c’est qu’il a été pendant de nombreuses années responsable commercial puis coach d’affaires pour de grandes entreprises. Un poste à responsabilités qu’il a un jour décidé de quitter pour trouver l’élément essentiel qui manquait à son épanouissement personnel : le sens. « La vente est un besoin vital pour l’entreprise mais il n’est pas le seul objectif de l’entrepreneur.« L’alchimie unique du coach et du commercial Michel s’installe plus encore dans l’Est, en Alsace d’abord puis dans un petit village des Vosges. Là, il se ressource, parcours son chemin de Compostelle au sens propre comme au figuré. Et puis il diversifie ses rencontres, passe les certifications de coaching et crée sa société « Faire et sens ». Son objectif : coacher les entrepreneurs pour qu’ils gagnent confiance en eux, fort de sa propre quête de sens. Mais le naturel revient vite. Tout en coachant ses clients, il distille ses conseils pour qu’ils amélioreront leurs performances, qu’ils accroissent leur chiffre d’affaires. « Ce sont mes clients qui m’ont amené à partager mes connaissances des processus commerciaux. Car les patrons de TPE notamment, sont des passionnés qui ont réalisé leur rêve en créant leur société mais qui ont besoin de vendre pour la faire vivre. Hors ils ont peur de la vente agressive et ne veulent pas être catalogués comme des commerciaux ».En associant son expertise de coach à son expérience de commercial, Michel Barbe a créé « une alchimie unique » dont il aime faire profiter ses clients pour leur propre développement. « La vente et l’humain ne sont pas opposés dans du « OU » mais pouvaient réellement s’associer dans du « ET ». « Connaître, aimer, inspirer confiance » Le principe de la vente humaniste est donc en fait assez simple. C’est revenir aux fondamentaux, en s’interrogeant d’abord sur soi, les rêves que l’on a, les objectifs poursuivis à plus ou moins long terme (est-ce plus de clients et/ou plus de temps pour soi et ses proches), réfléchir aussi à pourquoi l’on fait ce que l’on fait, etc.Ensuite, il faut s’intéresser à l’autre, son client, pour comprendre ce qu’il cherche. Déterminer enfin le niveau d’expertise que l’on possède et qui permettra d’aider ce client. Le tout sans chercher à convaincre. « Un bon vendeur court après un client qui court après un expert » sourit Michel Barbe qui conclut en ces termes « la croissance passe par trois phases : En d’autres termes : se faire connaître et aimer en établissant un haut niveau de confiance. C’est ça la vente humaniste. CARTE SENSORIELLE Pour suivre Michel Barbe : Faire & sens.
Des écoliers à l’Elysée

En mars dernier, les CM2 et CM1 du SRPI de Lépanges-Deycimont-Prey se sont rendus à Paris pour visiter, entre autres, l’Elysée. Un voyage inattendu, résultant d’une lettre adressée quelques mois plus tôt, au secrétariat de la Présidence de la République, par le président de l’Apele, l’Association des Parents d’élèves de Lépanges. Lorsqu’il prend la présidence de l’association des parents d’élèves de Lépanges, Reynald Honoré avait ce souhait largement partagé par les membres du bureau de l’association : faire en sorte qu’au moins une fois dans leur scolarité, les primaires, notamment les élèves de CM1-CM2 dont l’âge est plus adapté, participent à une « belle sortie ». Par ce qualificatif, le président imagine une grande sortie, du genre « exceptionnelle ». Une de celles dont les enfants gardent un souvenir impérissable pendant plusieurs années : « dés la rentrée scolaire, nous avons envisagé d’organiser une sortie de 2 jours à Paris avec une nuitée. » Pour concrétiser ce projet et le financer, les membres du bureau de l’Apele concoctent un programme d’animations dans l’objectif donc, de récolter de l’argent. Malheureusement ce projet de voyage tombe vite à l’eau en raison de l’attentat survenu à Strasbourg en décembre, soit quelques mois après. « A la suite de ces événements dramatiques, l’Académie nous a adressé un courrier nous informant que toutes les sorties scolaires étaient de fait annulées hormis celles qui se déroulaient dans des endroits sécurisés… » La virée à la Capitale tombait alors à l’eau. Les derniers mots de l’Académie résonnent pourtant en écho dans la tête du président de l’association qui se demande alors : « quel est l’endroit en France qui est le plus sécurisé ?… » « Vous qui recevez les grands de ce monde, seriez-vous d’accord pour recevoir les petits ? » Des Vosges à l’Elysée Presque sur un coup de tête Reynald sort stylo et papier, et écrit ces quelques mots : « vous qui recevez les grands de ce monde, seriez-vous d’accord pour recevoir les petits ? ». La missive est envoyée en décembre, sans trop se faire illusion sur la suite qui lui sera donnée. Les fêtes passent, l’association travaille en lien avec les enseignantes sur un autre projet de sortie, dans les Vosges cette fois-ci, avec rando et nuit au refuge. Puis en février une lettre à l’entête de la Présidence de la République arrive dans la boîte aux lettres du Lépangeois : « Ma première réflexion fut de dire : « sympa ils répondent. Ils sont corrects. » La réponse est plus surprenante que cela d’autant qu’il est même question que, si son agenda le permet, M. Macron recevrait les enfants. C’est écrit noir sur blanc : les écoliers sont invités à visiter le Palais de l’Élysée et à rencontrer, s’il est disponible, le Président de la République. « Pas forcément pour voir le Président en vrai » « C’est une chance ! »… « C’est incroyable… une chose que l’on ne vit qu’une fois »… « Tout le monde n’a pas la chance d’aller à l’Elysée… » A l’annonce de la nouvelle, comme leurs enseignantes quelques heures plus tôt, Violette, Axel et leurs camarades de classe n’en reviennent pas. Plusieurs lectures et relectures du courrier sont nécessaires pour qu’ils y croient vraiment. « J’ai cru que c’était un rêve… » avoue même Laura. Le programme initial de séjour se voit chambouler, pour le plus grand plaisir de tous. Voyage en TGV -une première pour la plupart-, visite du Musée d’histoire naturelle et des principaux monuments, le périple parisien des écoliers se (re)dessine suivant la mouvance de l’agenda de l’Elysée. Enfin, c’est sous les couleurs de « Je vois la vie en Vosges » qu’ils franchissent la cour d’honneur, un lundi après-midi. Les enfants n’ont pas eu la chance de voir Emmanuel Macron, pris par ailleurs, mais ce n’est pas ce qu’ils retiennent de leur journée à la Capitale. Bien sûr, ils auraient aimé lui offrir les cadeaux qu’ils avaient ramenés et l’interviewer pour la web-radio qu’ils tiennent, mais ce n’est pas l’essentiel. Beaucoup sont allés à Paris pour la première fois, ont vu la Tour Eiffel « en vrai », pris le TGV, mais tous garderont surtout de ce voyage le souvenir de l’avoir effectué « tous ensemble ». Liens (très) utiles : Pour écouter les souvenirs des enfants et l’ensemble de leurs émissions, jetez un œil sur leur web radio : https://lewebpedagogique.com/lepanges/.En raison de son caractère innovant, le projet « web radio » a reçu le « prix académique des projets innovants », le 12 juin 2019 à l’Académie Nancy-Metz. Il s’agit de la seule école primaire et vosgienne qui reçoit ce prix.
Le tour de France à vélo de Stéphanie

A l’aube de l’été 2017, Stéphanie Gysin a eu envie de rendre visite à ses amis et aux membres de sa famille éparpillés un peu partout en France. Un périple qu’elle a entrepris seule et à vélo… « Depuis le dernier voyage à vélo que j’avais fait (c’était il y a 10 ans avec des amis) j’avais très envie de retenter l’expérience. Alors comme j’étais en disponibilité, je me suis dit pourquoi pas ! ». C’est aussi simplement que cela que Stéphanie Gysin a entrepris un tour de France à vélo de sa famille et de ses amis. Non sans avoir pour autant préparé minutieusement son projet. Stéphanie a commencé par reprendre contact avec ses anciens camarades d’école et les membres de sa famille éparpillés aux 4 coins de la France. Puis elle a dessiné son périple sur la carte qui trône aujourd’hui fièrement sur un des murs de son bureau, privilégiant les véloroutes et voies cyclables pour relier chacune des personnes à voir. Au total c’est un tracé de plus de 3500 km qui s’est dévoilé. Un parcours comportant 65 étapes. « Je m’étais dit qu’à raison de 50 km de vélo par jour c’était gérable…» Quelques trajets en train pour pallier aux imprévus et hop, il ne lui restait plus qu’à accrocher les sacoches au vélo. « Pendant ces trois mois de voyage j’ai eu beaucoup de chance,je n’ai roulé qu’une journée sous la pluie. En revanche il a fait chaud ! » C’est ainsi que le 10 juin 2017, Stéphanie et Philémon, son fidèle destrier vieux de 20 ans empruntent donc la V50 aujourd’hui appelée « l’échappée bleue » direction la première étape : Froville. Tout au long de son trajet, au fil des découvertes, Stéphanie en profite pour s’arrêter faire une pause et sortir ses aquarelles. « Mon but premier était d’aller rendre visite à mes amis mais aussi de faire un peu de tourisme », confie-t-elle. Chaque détail, chaque rencontre se racontent dans ses carnets de voyages qu’elle partage, dès que l’occasion se présente, sur son blog. On découvre ainsi la figue du Var, les ruelles de Malaucène, les fromages de Rosières ! «Quand on voyage à vélo on est libre de s’arrêter quand on veut. On se balade à un autre rythme, découvrant des endroits inconnus. Et puis, le vélo facilite les rencontres ». Un carnet de souvenirs racontés Quelque peu intrigués par cette voyageuse solitaire et certainement encouragés par sa joie communicative, les gens sont tout naturellement venus au devant de Stéphanie, lui proposant parfois leur jardin pour y planter sa tente voire de partager le repas du soir. A Gréoux-les-Bains, elle fait ainsi la rencontre d’un couple en cure à la station thermale. L’homme explique qu’en raison de leur séjour aux Thermes, ils ne peuvent se rendre aux 70 ans d’un couple d’amis. Ils souhaitent quand même leur adresser un message et demandent à la jeune femme si elle peut les filmer. Stéphanie se prend au jeu. En remerciement elle sera invitée le soir à déjeuner avec eux. Des anecdotes et des rencontres comme celles-ci, Stéphanie en a plein ses carnets. Des souvenirs racontés et dessinés qu’elle a aussi laissés à chaque ami visité. CARTE SENSORIELLE