Docelles – Le papier pour mémoire

Désormais ouverte sur l’extérieur, l’ex papeterie Lana de Docelles fermée en 2003 a accueilli cet été sa première exposition d’envergure, dévoilant ainsi une nouvelle page de son histoire : celle d’un ancien site industriel devenu lieu de vie, mémoire d’un passé papetier unique, mais pas seulement… Dix années auront été nécessaires pour voir se réaliser le projet un peu fou de la ville de Docelles, un village situé entre Epinal et Gérardmer : celui de réhabiliter l’ancienne papeterie Lana en un lieu dédié à la mémoire du papier, mais pas que : « L’idée n’était pas de faire un musée. Cela aurait été trop figé. Nous souhaitions que le site vive de nouveau, qu’il devienne un endroit où le papier continue à vivre… Et redonner ainsi de la vie dans la commune » confie le Maire, Christian Tarantola, cheville ouvrière du projet. Comme beaucoup d’autres habitants de ce village de 980 âmes, Christian Tarantola a connu l’usine de l’intérieur. Sa maman, son papa et son grand-père y ont travaillé. Il était donc impossible, voire inenvisageable pour lui de voir disparaitre ce patrimoine vieux de quelque 400 ans (quand même !). « Nous avions le devoir de redonner vie à cette usine, de préserver la mémoire du papier». Soutenu par son conseil municipal, le premier magistrat s’engage alors en faveur de la réhabilitation du site. Mais pas de n’importe quelle manière. « Nous avons rasé des siècles d’histoire pour construire les siècles à venir. » Un projet à la hauteur du lieu Autour et avec le papier, il y a une multitude de possibilités. Partant de ce postulat, la municipalité a rencontré plusieurs interlocuteurs qui, très vite, poussent l’équipe à voir plus loin, à construire un projet qui sorte de l’ordinaire. La rencontre avec l’EPFL (Etablissement Public Foncier de Lorraine) sera décisive. Une convention est signée. Les travaux de déconstruction et de réhabilitation peuvent commencer. En parallèle les premières activités s’installent : l’association Bouchons handicap 88 prend place dans une partie des locaux, tandis qu’un peu plus loin, sont cultivés des champignons (des « shiitake » dont il parait que la vertu est de « mourir immortel »).Enfin, chaque été, depuis deux ans, la place devant l’usine s’anime une fois par semaine à l’occasion du marché de produits locaux. Petit à petit, Lana revit. Les villageois et ceux des communes voisines se réapproprient le site, le redécouvrent. Jusqu’à l’apothéose de cet été 2018. Christian Tarantala sollicite Clair Arthur pour qu’il illumine le site de ses images. Mais l’artiste ne se cantonnera pas d’exposer ses oeuvres. Il fit exploser les lieux en un arc en ciel de couleurs, magnifié par ses histoires, ses rêves et ses déchirures. Des oeuvres grandioses, y compris par la taille, qui élèvent et révèlent les lieux dont l’incroyable grande salle et ses magnifiques voûtes du 17e siècle. L’exposition « De la Race des Anges » projette Docelles sur le devant de la scène et réconforte (à juste titre) ceux qui y croient depuis le début. Ouverture de la papeterie vers l’extérieur « Cette exposition est un aboutissement et nous montre combien nous avons eu raison ! » se félicite Christian Tarantola. Si la vocation culturelle du lieu est désormais ancrée, l’aménagement du site n’est pas terminé pour autant. De nouvelles phases de travaux vont être engagées pour accueillir les multiples activités prévues dont : Artistes, producteurs locaux, entrepreneurs, associations, jeunes, chacun pourra s’approprier le lieu : «à termes nous pourrons traverser le site à pied, en suivant le cheminement de l’eau ».La réhabilitation de la papeterie étant bien engagée, c’est désormais une association baptisée « les marqueurs d’eau » -en référence à l’ancien nom du filigrane- qui va assurer la gestion du site. CARTE SENSORIELLE Focus : Lana 400 ans de papier de luxe La papeterie Lana est née à Docelles en 1590. Ici on y fabriquait du « beau papier » du papier de luxe pour l’édition, mais aussi du papier fiduciaire, filigrané, utilisé pour les documents officiels. « Le papier utilisé pour les premières éditions des oeuvres de Voltaire a été fabriqué ici, en partenariat avec Arches ».Docelles a une relation très étroite avec le papier. A l’époque le village comptait d’ailleurs 5 moulins à papier. Un passé et une activité papetière que l’on retrouve sur un des vitrails de l’église (le seul du genre en Europe) et sur une fresque signée Géo Condé, dessinée dans le bureau de l’ancienne papeterie. Pour aller plus loin : Découvrez l’histoire du papier dans l’ouvrage de Sabine Lesur « Vosges, une terre de papier » aux éditions Serpenoise.Un ouvrage réalisé avec la participation de Christophe Voegele et Clair Arthur.
Prendre le chemin du bien-être avec « Sorties de routes »

Construisant sur son expérience d’enseignante en EPS, Albane Lessard désirait enseigner et transmettre différemment en accompagnant individuellement les personnes. Après une reconversion en qualité d’accompagnatrice en montagne, elle a créé « Sorties de routes » pour proposer des randonnées d’un nouveau genre, placées sous le signe du bien-être, reliant la nature à l’Être. « J’ai beaucoup marché pendant tout le temps qu’a duré ma formation d’accompagnateur de moyenne montagne. Et cela me faisait beaucoup de bien. » En évoquant ses souvenirs Albane Lessard a encore les yeux qui brillent d’émotion. Son regard balaie tendrement les sapins et hêtres qui l’entourent avant qu’elle ne poursuive : « je suis convaincue du bien-fait de la nature sur notre mieux-être. C’est la raison pour laquelle j’ai joint cette spécialité à mon rôle d’accompagnatrice. Je voulais faire plaisir aux autres et les amener à éprouver cette sensation de bien-être que j’ai pu ressentir lors de mes balades en forêt ». « Sorties de routes » voit ainsi le jour en 2015. Un nom au titre évocateur pour traduire la spécificité d’Albane : « j’aime sortir des sentiers battus – et donc balisés – pour découvrir de nouveaux chemins, me perdre pour mieux me retrouver ». Des nouvelles routes qu’elle peut ensuite proposer à ses groupes. « C’est essentiel de varier les paysages pour que le partage soit réussi. Quand j’accompagne un groupe de personnes je ne suis pas à côté d’elles, ou devant elles, mais avec elles. » « Savoir se perdre, pour mieux se retrouver« Des randonnées en raquettes pour pister les animaux l’hiver ou des balades en plein cœur de la forêt l’été, les sorties proposées sont toutes adaptées au public accompagné, donc toutes personnalisées, avec néanmoins un fil rouge : que chacun éprouve une sensation de bien-être. C’est en lisant la signification de ce terme utilisé presque à toutes les sauces aujourd’hui que l’on comprend le sens de la démarche d’Albane. Le bien-être est un « état agréable qui résulte de la satisfaction des besoins du corps et du calme de l’esprit » (Extrait Larousse) Comme toute activité physique d’endurance, la marche apporte des hormones de bien-être (endorphine, dopamine). Il est possible d’accentuer les effets bénéfiques en se concentrant sur la respiration. C’est ce qu’Albane appelle «la marche consciente. L’objectif est de se concentrer sur le moment présent, d’oublier le quotidien, de penser à d’autres choses qu’au travail ou à ce que l’on va manger le soir venu… Pendant la randonnée, j’invite le groupe à faire des pauses. Tous les sens sont alors sollicités pour explorer l’environnement. Les arbres et la forêt sont un excellent support pour se recentrer sur ses sensations, puis se relâcher et lâcher prise. » La sylvothérapie est en route et prend tout son sens dans les Vosges. L’évidence de la sylvothérapie « Nous avons ici, dans les Vosges, des forêts magnifiques dans lesquelles on se sent comme couvé par les arbres et des clairières immenses à ciel ouvert. La sylvothérapie, ce contact privilégié avec la nature, était une évidence que je voulais partager avec mes groupes. » C’est scientifiquement prouvé par les Japonais : après 30 minutes passées en immersion en pleine forêt, le corps et l’esprit s’apaisent naturellement en réaction aux senteurs respirés. « L’humidité des sous-bois, la verdure de la mousse l’été c’est magique. L’hiver c’est différent, le spectacle qui s’offre à nous est immédiat, spécialement par sa nature éphémère. Il suffit à faire prendre conscience de notre présence ici et maintenant». CARTE SENSORIELLE Pour sortir des sentiers battus et respirer au grand air, consultez le site internet d’Albane.
Investir dans une entreprise d’émaillage

Suite à la fermeture de la papeterie de Docelles, Richard Jeanpierre et Laurent Gérardin décident de reprendre la Manufacture vosgienne d’émaillage de Deycimont. La société cherche alors un repreneur, elle en trouve deux. -Article mis à jour le 26 février 2024– L’un est ingénieur papetier, le second contremaitre, tous deux ne connaissaient pas l’émaillage, mais avaient l’envie de créer ou de reprendre une société. « La technicité et la beauté de l’émail m’ont tout de suite parlées » confie Richard Jeanpierre. En juillet 2015 ils récupèrent les clés de la Manufacture Vosgienne d’Emaillage (MVE) des mains des précédents propriétaires : trois investisseurs qui avaient consacré une bonne partie de leur temps, de leur énergie et de leurs compétences pour maintenir l’activité de l’entreprise. Après une formation de 8 mois avec « l’Association pour l’étude de l’émail vitrifié », les nouveaux repreneurs prennent les rênes de la Manufacture, investissant dans de nouvelles machines, dont un four à plat de 6 mètres de long, consolidant ainsi les emplois. Richard Jeanpierre devient dirigeant et Laurent Gérardin chef de production. « Pour qu’une entreprise fonctionne il faut qu’elle ait au moins un projet par an. Même s’il n’aboutit pas« En 2017, soutenus par les pouvoirs publics, ils concrétisent leur projet d’agrandissement. La communauté de communes de Bruyères Vallons des Vosges, collectivité disposant de la compétence économique, rachète les locaux jusqu’alors loués par l’Emaillerie. Le rachat est couplé à un vaste programme de réhabilitation comprenant installations électriques, cloisonnement, création de murs coupe-feu… Avec à la clé, la possibilité pour l’entreprise de se porter acquéreur d’ici quelques années. « Ce déménagement était la 3e étape de notre programme de développement » confie Richard Jeanpierre. « Seuls nous aurions réussi, mais nous aurions mis 5 ans »… Cet investissement a permis, outre de rassurer les clients sur la capacité de l’entreprise à honorer les commandes, de pouvoir améliorer les conditions de travail, de gagner en ergonomie et en qualité. Désormais la ligne de production va dans le sens du processus de fabrication. La première étape est le nettoyage des pièces brutes dans une « grenailleuse » (photo 1 ci-dessous). Elles sont ensuite émaillées au pistolet (photo 2 ci-dessous) avant d’être soumise à une température d’environ 800°C. L’émaillerie vosgienne peut émailler de la fonteet des grosses pièces En France, on compte 3 émailleries à façon. Celle de Deycimont est la plus petite mais elle est capable d’émailler de la fonte et des grosses pièces. Plaques de rues, enseignes, plancha, abat-jour, la Manufacture vosgienne émaille en effet tout ou presque. Vous avez une cocotte en fonte à laquelle vous tenez particulièrement et que vous souhaitez émailler ? C’est possible. Vous êtes artisan d’art et vous souhaitez émailler vos œuvres ? Ne cherchez plus et faites comme Marie-Michelle Deschamps, artiste plasticienne, passez vos œuvres au four. « Ce métier est très varié, c’est ce qui le rend intéressant » conclut Richard Jeanpierre. La dernière s’est concrétisée en 2024, par l’achat d’une imprimante jet d’encre, capable de reproduire n’importe qu’elle décore sur plaque d’émail. Une nouvelle activité qui a permis à l’usine d’ouvrir son atelier d’impression appelé, l’Atelier de l’Émail. CARTE SENSORIELLE Chronologie d’une renaissance 2022 – en complément de son activité industrielle, la société fait l’acquisition d’une imprimante jet d’encre émail et ouvre son Atelier de l’Émail. 2012 – installation de la Manufacture lorraine d’émaillage à Deycimont par des anciens de la société lorraine de céramique de Beauménil, mars 2013 – parution d’un article de presse annonçant que la Manufacture lorraine cherche des investisseurs pour poursuivre son activité, 1er nov. 2013 – la Manufacture lorraine est liquidée, la MVE (Manufacture Vosgienne d’Emaillage) nait : un investisseur a entendu l’appel de la Manufacture lorraine un matin en buvant son café et en lisant son journal. Avec 2 autres associés ils rachètent l’outil de production et reprennent les salariés, juillet 2015 – reprise de la MVE par Richard Jeanpierre et Laurent Gérardin, deux anciens salariés de la papeterie de Docelles 12 novembre 2018 – inauguration des locaux aménagés de la MVE, en présence de Julien Le Goff, secrétaire général et sous-préfet de l’arrondissement d’Epinal.
Avec The Dreamcatcher, Arnaud réalise son rêve

La série vosgienne The Dreamcatcher peut être classée parmi les aventures humaines hors du commun. Convaincu par son idée, Arnaud Husson, le créateur de la série a su réunir autour de lui et de son projet, des passionnés de cinéma et d’univers fantastique. Chacun a apporté sa pierre à l’édifice et ensemble ils ont poussé les limites de l’impossible pour réaliser une série récompensée internationalement. En visionnant les épisodes de la série The Dreamcatcher, on se dit que derrière il doit y avoir une grosse équipe de production, avec des moyens importants pour en arriver à ce résultat… En fait, il y a un peu de ça, dans une dimension bien différente.A défaut de moyens (financiers) derrière ce projet, il y a une ambition et une passion partagée entre tous les membres du Collectif Imaginaire et une société d’audiovisuelle spinalienne Alliance Productions, producteurs de la série. Et en tête de fil, un homme : le réalisateur et créateur de la série, Arnaud Husson, gérant d’une boutique de bijoux fantaisies à Epinal. La passion pour moteur Avant l’aventure Dreamcatcher Arnaud avait tourné différents courts métrages pour s’essayer, se tester peut-être aussi… Mais régulièrement, il avait ce scénario qui lui revenait sans cesse : les images d’une femme dotée d’un don exceptionnel. Celui de voir les rêves et les cauchemars des personnes endormies à côté d’elle. Sa rencontre avec Aurore Sellier sera décisive. Elle incarnera l’héroïne qu’il cherchait. « Il y a des projets au service de l’homme et des instruments pour y parvenir. Des folies et des rêves. Des destins inattendus. Des secrets inavouables. » Arnaud s’entoure alors d’amis passionnés comme lui de cinéma et d’univers fantastique. S’ajoutent les amis des amis réunis au sein du Collectif Imaginaire, des heures de tournage et c’est ainsi que nait le premier volet de la série. Un pilote diffusé presque en catimini sur la chaine youtube de The Dreamcatcher. Ce premier volet cumule un certain nombre de vues, encourageant le collectif à poursuivre le projet. Non sans donner davantage de corps au personnages, à l’histoire et au mystère. Vosges terre de tournage Pendant deux ans, les tournages s’enchaînent dans des lieux emblématiques des Vosges toujours finement choisis pour ce qu’ils dégagent. Et en 2017 les premiers épisodes de la saison 1 sont publiés. L’histoire est captivante et intrigante, entrouvrant la porte d’un sombre mystère alliant des images d’une qualité incroyable et une mise en scène juste. Tout dans la série The Dreamcatcher a été réfléchi, pensé, pour obtenir un résultat de qualité, laissant en haleine. Comme en témoignent les récompenses reçues en fin d’année 2017 et qui continuent d’arriver en 2018 : > Prix Van Gogh de la meilleure série fantastique à l’Amsterdam international film festival – mai 2018,> Prix de la meilleure série fantastique au Web Fest de Vancouver – avril 2018,> Prix de la meilleure réalisation et prix des meilleurs décors et meilleurs costumes au Web Fest de Toulouse – décembre 2017,> Prix Voségus – novembre 2017. Forte de cette reconnaissance la série The Dreamcatcher poursuit son évolution passant d’une format web-série à un format plus adapté de série TV. « Le plus audacieux est peut-être d’avoir eu la détermination d’amener ce projet jusqu’à l’objectif voulu il y a 5 ans d’en faire une véritable série TV. Et on s’en approche… » sourit Arnaud Husson. CARTE SENSORIELLE Pour avoir un aperçu retrouvez quelques extraits sur leur chaine Youtube ……………….The Dreamcatcher la SérieCréée et réalisée par Arnaud HUSSONAuto produite par Alliance Productions et Le collectif ImaginaireScénario de Guillaume HANTZ, Arnaud HUSSON et Nicolas THOUVENOT assistés de Christelle BRUST et Hélène HUSSON.Avec Benoît Allemane (le comédien interprétant la voix off de Morgan Freeman), Alison Arngrim (Nellie Oleson de la Petite Maison dans la Prairie), une pléiade d’acteurs professionnels tels que Nathalie Mann, Hugues Leforestier ou la musique originale du groupe EZ3kiel.
Le tour de France à vélo de Stéphanie

A l’aube de l’été 2017, Stéphanie Gysin a eu envie de rendre visite à ses amis et aux membres de sa famille éparpillés un peu partout en France. Un périple qu’elle a entrepris seule et à vélo… « Depuis le dernier voyage à vélo que j’avais fait (c’était il y a 10 ans avec des amis) j’avais très envie de retenter l’expérience. Alors comme j’étais en disponibilité, je me suis dit pourquoi pas ! ». C’est aussi simplement que cela que Stéphanie Gysin a entrepris un tour de France à vélo de sa famille et de ses amis. Non sans avoir pour autant préparé minutieusement son projet. Stéphanie a commencé par reprendre contact avec ses anciens camarades d’école et les membres de sa famille éparpillés aux 4 coins de la France. Puis elle a dessiné son périple sur la carte qui trône aujourd’hui fièrement sur un des murs de son bureau, privilégiant les véloroutes et voies cyclables pour relier chacune des personnes à voir. Au total c’est un tracé de plus de 3500 km qui s’est dévoilé. Un parcours comportant 65 étapes. « Je m’étais dit qu’à raison de 50 km de vélo par jour c’était gérable…» Quelques trajets en train pour pallier aux imprévus et hop, il ne lui restait plus qu’à accrocher les sacoches au vélo. « Pendant ces trois mois de voyage j’ai eu beaucoup de chance,je n’ai roulé qu’une journée sous la pluie. En revanche il a fait chaud ! » C’est ainsi que le 10 juin 2017, Stéphanie et Philémon, son fidèle destrier vieux de 20 ans empruntent donc la V50 aujourd’hui appelée « l’échappée bleue » direction la première étape : Froville. Tout au long de son trajet, au fil des découvertes, Stéphanie en profite pour s’arrêter faire une pause et sortir ses aquarelles. « Mon but premier était d’aller rendre visite à mes amis mais aussi de faire un peu de tourisme », confie-t-elle. Chaque détail, chaque rencontre se racontent dans ses carnets de voyages qu’elle partage, dès que l’occasion se présente, sur son blog. On découvre ainsi la figue du Var, les ruelles de Malaucène, les fromages de Rosières ! «Quand on voyage à vélo on est libre de s’arrêter quand on veut. On se balade à un autre rythme, découvrant des endroits inconnus. Et puis, le vélo facilite les rencontres ». Un carnet de souvenirs racontés Quelque peu intrigués par cette voyageuse solitaire et certainement encouragés par sa joie communicative, les gens sont tout naturellement venus au devant de Stéphanie, lui proposant parfois leur jardin pour y planter sa tente voire de partager le repas du soir. A Gréoux-les-Bains, elle fait ainsi la rencontre d’un couple en cure à la station thermale. L’homme explique qu’en raison de leur séjour aux Thermes, ils ne peuvent se rendre aux 70 ans d’un couple d’amis. Ils souhaitent quand même leur adresser un message et demandent à la jeune femme si elle peut les filmer. Stéphanie se prend au jeu. En remerciement elle sera invitée le soir à déjeuner avec eux. Des anecdotes et des rencontres comme celles-ci, Stéphanie en a plein ses carnets. Des souvenirs racontés et dessinés qu’elle a aussi laissés à chaque ami visité. CARTE SENSORIELLE